Naissance du néogothique angevin

Rose et Théodore de quatrebarbes confient à l’architecte René Hodé leur vision du néogothique Angevin.

Construit sur les bords de l’Hyrôme au début du XVIIIème siècle, la demeure seigneuriale de Chanzeaux était une grande maison bourgeoise avec corps de bâtiment central et deux pavillons. Elle était entourée d’une cour d’entrée et d’un jardin à deux niveaux. Elle fut achetée en 1769 par Jacques GOURREAU de l’Espinay, lieutenant au Présidial d’Angers et bientôt maire de cette ville.

Incendiée en 1794, elle est restaurée une première fois en 180l. Les premiers éléments du parc dont l’orangerie sont alors réalisés. Par l’achat et l’échange de terrains le domaine s’agrandit et en 1845, Louis Gourreau fait détourner à ses frais la route CHALONNES – VIHIERS qui passait au ras de la cour d’honneur.

Devenue la propriété de la Comtesse de Quatrebarbes en 1846 à la mort de son père Louis Gourreau, la demeure est transformée entre 1846 et 1848 par Rose et Théodore de Quatrebarbes selon les plans de l’architecte Hodé.

Les toits des pavillons de l’ancien bâtiment sont surélevés, les fenêtres agrandies et entourées de sculpture en tuffeau. Le décor central porte les armoiries QUATREBARBES – GOURREAU. La ligne de créneaux sur les toits et l’adjonction des quatre tours octogonales lui donne son aspect néogothique actuel.

Les pièces du rez-de-chaussée ont reçu un décor de plâtre et stuc. Les plafonds sont peints. La galerie et la bibliothèque sont restées telles qu’en 1848.

Pour mettre en valeur la nouvelle construction, le parc agricole est redessiné par le Comte de Choulot autour de l’Hyrôme et des ruines d’un ancien pont. 

En 1850, les dépendances comprenant la ferme sont réalisées mais incendiées en 1857, elles sont reconstruites peu après avec des innovations techniques importantes.

La grille de l’ancien Palais des Marchands d’Angers clôt la propriété.